La plume, ou La page à écrire, hommage à Rembrandt, Île Maurice 2018

La plume, ou La page à écrire, hommage à Rembrandt, Île Maurice 2018

Acrylique sur toile

H 116 cm ; L 89 cm

 

Emmanuelle a vécu trois années à Maurice.

Sensible aux questions de culture et préservation du patrimoine qui travaillent actuellement l'histoire de l'île, elle a réalisé un "musée imaginaire" dans lequel elle propose quelques tableaux à la façon de Rembrandt, Vermeer, Watteau, Lancret, Greuze, etc., comme si ces grands maîtres avaient pu s'inspirer de lieux, de personnages, de scènes ou de détails typiques de l'île et en donner leur vision.

ici, elle reprend un détail d'une oeuvre de Rembrandt, qu'elle recompose dans le panorama grandiose des reliefs du vieux volcan décimé dont on distingue le pic du Pieter Both.

Mademoiselle Diotime, hommage à Ingres, Luxembourg 2011

Mademoiselle Diotime, hommage à Ingres, Luxembourg 2011

Acrylique sur toile

H 170 cm ; L 120 cm

 

Le goût d’Emmanuelle pour les maîtres anciens, dont Jean-Auguste-Dominique Ingres, ne s'est jamais démenti. Sa formation, ses voyages ainsi que son expérience professionnelle, qui lui ont permis d’avoir un rapport direct et quotidien avec les chefs-d’oeuvres des musées, ont façonné son oeil et déterminé ses coups de coeur.

Ce grand portrait de sa fille Diotime, âgée alors de quatre ans, rend hommage à celui de Mademoiselle Rivière conservé au musée du Louvre. L’idéal de beauté du grand peintre, fondé sur la complexe alchimie entre lignes et couleurs, n'est certainement pas étranger à son loisir préféré, le violon, qu'il pratiquait à un niveau professionnel, d'où l'expression "violon d’Ingres ».

Diotime est présentée en pied ; les proportions agrandies de son visage et celles réduites de ses souliers soulignent la grâce et le charme des particularités physiques de l’enfance. Elle tient dans la main gauche sa peluche préférée, offrant ainsi toute une gamme de matières, travaillées dans une palette relativement monochrome, que réveillent quelques accents vifs de couleurs complémentaires opposées. De rares détails, comme la guirlande de pivoines roses qui tombent en decrescendo, les lignes horizontales qui évoquent celles d’une partition de musique, suggèrent l’univers musical et soulignent les rapports étroits qu’entretiennent les deux formes d’expression artistique.

Regard de l'Océan Indien, hommage à Vermeer, Île Maurice 2018

Regard de l'Océan Indien, hommage à Vermeer, Île Maurice 2018

Acrylique sur toile

H 64,5 cm ; L 53,5 cm

 

Emmanuelle a vécu trois années à Maurice.

Sensible aux questions de culture et préservation du patrimoine qui travaillent actuellement l'histoire de l'île, elle a réalisé un "musée imaginaire" dans lequel elle propose quelques tableaux à la façon de Rembrandt, Vermeer, Watteau, Lancret, Greuze, etc., comme si ces grands maîtres avaient pu s'inspirer de lieux, de personnages, de scènes ou de détails typiques de l'île et en donner leur vision.

ici, elle reprend des détails de différents tableaux de Vermeer pour créer un nouveau portrait aux lignes légèrement floues, conformément à la facture du grand maître hollandais qui utilisait une camera oscura ; elle singularise son tableau avec le détail d'une fenêtre typiquement mauricienne, prétexte à des jeux d'ombres et de lumières qui animent la profondeur du tableau.

Manège, Île Maurice 2016

Manège, Île Maurice 2016

Acrylique sur toile

H 83 cm ; L 120 cm

Collection particulière

 

Semblant évadé d'un manège pour enfant, cet équipage insolite, indifférent au comique qu'il pourrait susciter, s'enivre du goût de la liberté. Un jouet de baignoire - canard en plastique jaune - dont le mécanisme des pattes palmées se remonte par un simple tour de clef, remorque l'embarcation avec une confiance inoxydable, et paraît parti pour un voyage à l'infini.

 

Le point de vue adopté dans la composition, excluant tout repère spatial qui permettrait de délimiter le ciel de l'eau, contribue à l'impression de légèreté de l'attelage flottant dans un univers sans limite ni contrainte. 

Derrière son apparente ingénuité, cette scène parle  d'indépendance et plaide pour l'affranchissement des règles qui entravent peu ou prou les entreprises humaines.

 

 

 

La Pirogue,hommage à Rembrandt, Île Maurice 2018

La Pirogue,hommage à Rembrandt, Île Maurice 2018

Acrylique sur toile

H 64,5 cm ; L 53,5 cm

 

Emmanuelle a vécu trois années à Maurice.

Sensible aux questions de culture et préservation du patrimoine qui travaillent actuellement l'histoire de l'île, elle a réalisé un "musée imaginaire" dans lequel elle propose quelques tableaux à la façon de Rembrandt, Vermeer, Watteau, Lancret, Greuze, etc., comme si ces grands maîtres avaient pu s'inspirer de lieux, de personnages, de scènes ou de détails typiques de l'île et en donner leur vision.

ici, elle reprend le détail du visage d'une femme de Rembrandt ; elle l'accessoirise d'un étonnant chapeau constitué d'une pirogue mauricienne, dans laquelle se cache un couple enlacé, un discret rappel de Paul et Virginie de Bernardin de Saint-Pierre, source d'inspiration emblématique de la culture mauricienne.

Pleine lune, Île Maurice 2016

Pleine lune, Île Maurice 2016

Acrylique sur toile

H 120 cm ; L 75 cm

Collection particulière

 

Une tragédienne, inspirée par le décor spectaculaire d'un coucher de soleil, improvise son rôle sur une plage un soir de pleine lune. 

Entre un ciel baroque, qui menace de déverser ses rideaux de pluie, et une actrice sans public, dont le seul accessoire est son sac de tous les jours, la frontière entre réalité et fiction semble perdre un peu de son étanchéité. 

À l'instar de cette actrice, lequel d'entre nous ne s'est-il jamais senti l'interprète d'une comédie ?

Une palette d'ombres et de tons sourds estompe progressivement les motifs figuratifs pour affirmer un simple jeu de lignes et de couleurs résumées aux trois primaires (rouge, jaune, bleu). Faisant écho au sujet peint, qui interroge les frontières entre réalité et fiction, les partis pris plastiques du tableau questionnent ainsi les limites de la figuration et de l'abstraction.

 

Le trèfle à quatre feuilles, hommage à Watteau, Île Maurice 2016

Le trèfle à quatre feuilles, hommage à Watteau, Île Maurice 2016

Acrylique sur toile

H 120 cm ; L 75 cm

 

Dos à la mer, vêtu d'un costume étrange et de chaussures trop grandes, empruntés au Pierrot d'Antoine Watteau, un Arlequin (Charlot, ou encore Gorgone) décoiffé par le vent se tient au bord d'une falaise ; il serre dans une main un porte-bonheur, le trèfle à quatre feuilles.

La composition délibérément minimaliste suggère un univers loin de tout confort matériel. Réduite à une simple croix formée par le corps et la ligne d'horizon, elle rappelle symboliquement la fin de toute vie humaine, et confère un climat presque sacré à la mise en scène. Légèrement décentrée, elle ouvre la perspective à droite sur le détail d'un bateau qui croise au large et semble esquisser un message d'espoir en l'avenir.